Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/25

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aa [t658] MÉMOfRES

plaire par leur adresse, qu’a gagner des prix qui étoient certainement de très-mince valeur.

Le maréchal de Gramont tâcha aussi de son côté à régaler par quelque chose d’extraordinaire tons les partisans du Roi. Pour cet effet il fit bâtir une grande salle dans le jardin de son logis, où il donna à dîner à messieurs les électeurs et àplusieurs princes et comtes de l’Empire, tous de la faction de France. Il avoit fait faire un théâtre, qui ne se voyoit point de la salle où l’on mangeoit : l’on ouvrit pendant le repas la toile, et l’on y dansa un baHet avec des intermèdes de musique. La fête fut somptueuse et galante au possible ; elle plut tout-à-fait aux Allemands, et dura depuis midi jusques a dix heures du soir.

La maison du maréchal étoit ouverte à, toute la bourgeoisie tous les domestiques du roi de Hongrie et des ambassadeurs d’Espagne s’y trouvèrent, malgré les ordres qu’ils avoient de leurs maîtres de n’y point aller ; et généralement tout ce qu’il y avoit dans Francfort y assista. Les foudres de vin étoient partout enfoncés, et il y avoit des gens préposés pour faire boire tout le monde ce qui se passa avec beaucoup d’alégresse et une approbation générale. Les trompettes et les timbales retentissoient de tous côtés, et l’on n’entendoit que des voix tumultueuses qui crioient de toutes leurs forces /~7fe roi ~e-ra/zcet son <x/H~a~~<~eM~ le maréchal de Gramont, qui nous n~~e si bien avec tant ~e-re/M.HOM magni/ ? ce/7ce/ 77 //ey<2M< bouger de chez lui, et ne jamais aller chez les autres, où il ni pltzisirs, ni largesses, ni grâce à obtenir. Ce sont les discours que le peuple tenoit à quarante pas du logis du roi de