Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/71

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tions de Tolède, de Valladolid, de Cuença, de Legrone, de Santiage, de Llereua, de Cordoue, de Grenade, de Murcie, de SévilIe, de Saragosse, de Valence, de Barcelone, de Sardaigne, de Sicile, des Canaries, deCarthagène, des Indes, du Mexique et de Lima.

Tous les royaumes et pays ci-dessus sont soumis à la juridiction de l’inquisiteur gênerai, et la puissance de nommer absolument les inquisiteurs lui appartient sans la participation du Roi et en chaque tribunal il y a trois inquisiteurs, un fiscal, deux secrétaires, et autres ministres inférieurs.

Pour le bien universel de la monarchie et sa conservation, il y a un conseil qu’on nomme celui d’État, où il n’entre que des gens d’épée et quelques cardinaux, dans lequel Sa Majesté établit des ministres les plus capables et les plus qualifiés de tout son royaume, tant par leur naissance, mérite et qualités particulières, que par les postes principaux qu’ils ont tenus dans la paix et dans la guerre maxime aussi sage qu’admirable, et qu’il seroitfort à désirer qui fût admise partout pour le bien des monarchies. Le nombre de ces ministres n’est point préfix, ni les places réglées, qu’ils tiennent selon qu’ils y arrivent, ainsi que les grands d’Espagne à la chapelle du Roi, et autres cérémonies.

Le Roi n’y entre jamais ; mais il leur adresse généralement tout ce qui regarde ses États, qu’ils examinent, et lui envoient leurs avis. Dans le lieu où il se tient il y a une fenêtre avec une jalousie, derrière laquelle le Roi peut entendre et voir tout ce qui se passe sans être vu ce qui tient un peu messieurs les