krɑbəntə ou kɑbəntə (crabanta) « bavard ».
prᴜꞏɛʃ ou plᴜꞏɛʃ (pluais) « trou, tanière ».
pɑtəlo꞉g ou pɑ̃ntəlo꞉g (patalóg) « gros bébé joufflu ».
D’autres doublets sont dus à une hésitation sur la qualité vélaire ou palatale d’une consonne ou d’un groupe, due souvent à des influences morphologiques plus qu’à un flottement phonétique.
klʹïsmərtʹ ou klʹiʃmʹərtʹ (cliosmairt) « tumulte ».
fɔləgəχ et fʷɪlʹɩgʹəχ (fuiligeach) « patient ».
fɔhɩnʲu꞉ⁱlʹ et fʷihɩnʲu꞉ⁱlʹ (fothaineamhail) « abrité du vent ».
§ 293. Consonantique : r : lʹ > lʹ : lʹ, kʹi꞉lʹ tᴜꞏəhɩlʹ à côté de kʹi꞉ᵊr tᴜꞏəhɩlʹ (cíor tuathail), « confusion, désordre ».
Vocalique : On a vu que les voyelles atones (voyelles posttoniques et, dans une moindre mesure, voyelles prétoniques) sont de timbre ɩ ou ə selon la qualité palatale ou vélaire de la consonne suivante. La voyelle lâche ə est par ailleurs variable depuis un ɐ, très bas, jusqu’à la position moyenne ; au point de vue de la hauteur, comme de la position des lèvres (arrondissement), ə s’assimile à la voyelle tonique. Le timbre de la voyelle posttonique varie ainsi considérablement selon qu’on a : ɑ, α ou ɔ, ou ʌ en syllabe tonique.
ə = ɐ dans :
ɑrəm (arm) « arme » ; bɑləv (balbh) « muet » ; dʹαləv (dealbh) « apparence » ; lʹαnəv (leanbh) « enfant » ; ʃαnəg (seang) « gracieux » ; tɑləv (talamh) « terre ».
ə est plus ou moins arrondi, et assez en arrière (rappelant un ɔ lâche) dans :
bɔləg (bolg) « ventre » ; kɔlpə (colpa) « mollet » ; dɔhəl (doicheall) « disposition inhospitalière » ; fɔləg (fulang) « supporter » ; fɔləv (follamh) « vide ».
Après ʌ, ə représente un son ə type, non arrondi, de timbre neutre :
dʌrən (dorn) « poing » ; dʌrəs (doras) « porte » ; gʌrəm (gorm) « bleu » (mais on a aussi gɔrəm) ; sʌrə (sara) « avant que » ; tʌrə (toradh) « fruit ».
Le timbre est sensiblement le même dans kᴜməs (cumas) « pouvoir », etc.