Page:Pichot - Le Dernier roi d'Arles, d'Amyot, 1848.djvu/61

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50 BSSAI HISTORIQUE

de Provence. Mais il est bien permis de supposer qaelqaes remords à ceux qui avaient fait leur paix particulière, avides d’argent, ou même de ces honneurs que nous aimons à voir ambitionner par les nobles races. Ces remords durent avoir un écho terrible quelques années plus tard, quand ils furent réveillés par le glas de la cloche des Vêpres siciliennes ; car Charles d’Anjou entraîna la plupart de ces gentilshommes avec lui à la conquête de l’Italie » et là il se trouva un peuple qui , fatigué du joug , se leva enfin comme un seul homme, vengeant à la fois, sur les nobles de la latgue d’oil et sur ceux de la langue d’oc, l’usurpation de l’indépendance italienne et de l’indépendance provençale.

Si ce jour néfaste, qui fit couler le sang de huit mille Français , dut jeter dans le deuil la ville d’Arles comme les autres villes de Provence, c’est aussi pour Arles une gloire, que le seul Français qui fut épargné du massacre à cause de ses vertus, ait été un gentilhomme artésien, •Guillaume de Porcelet % vice-roi dePouzzoles. Nous sommes plus fiers de voir ce nom joint à ce titre , que d^ trouver Barrai des Baux revêtu de la dignité de podestat de Milan par l’influence de Charles d’Anjou. Guillaume de Porcelet figure encore parmi les cent gentilshommes (dont treize d’Arles) choisis par Charles pour lui servir de champions dans le duel où il défia don Pierre d’Aragon.

faut regretter que cette famille jadis si nombreuse 

n’existe plus à Arles. Quelle plus belle illustration pour

Dans la liste des gentilshommes qui avaient accompagné Charles 

d’Anjou, étaient Raymond, Bertrand et Barrai des Baux, Bertrand et Rfchard d*Âllamanon , Jacques et Rostang de Gantelmy, Feraud de Barrai, etc.