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la question des externats

lait y prendre part ? Rien n’est moins tentant que de s’en aller trois par trois d’un pas égal dans les rues : aussi les promenades sont-elles tombées faute de promeneurs, et il n’est pas désirable qu’elles reparaissent. Ce qu’il faut pour occuper les jours de congé, ce sont des jeux organisés et variés, groupant et captivant la majorité des élèves ; la minorité rebelle au sport deviendra inoffensive. Il n’est pas douteux que cela puisse réussir ; voyez l’hiver quand la glace immobilise les eaux des bois de Boulogne et de Vincennes ; il n’est plus question de musées, d’expositions et de flâneries ; le patinage règne en maître ; on trouve des bandes de collégiens jusque sur le grand canal de Versailles ; en sortant de l’école le jeudi matin, ils se donnent rendez-vous pour l’après-midi, s’organisent en un tour de main ; le miracle que le thermomètre opère ainsi occasionnellement, il ne faut qu’un peu de bonne volonté pour le rendre permanent. Seulement l’initiative ne viendra pas des principaux intéressés ; il faut les aider et les pousser. Ce qu’il y a de bien certain c’est que les associations sportives sont le complément indispensable de la demi-pension et de l’externat.

Il est à remarquer que tout cela est plus facile à organiser en province qu’à Paris et pour les demi-pensionnaires que pour les externes. Il viendra sans doute un temps où la plupart des lycées de