Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/173

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notre plan stratégique

traire. — L’année dernière, mes amis, nous vous avons appris un jeu qui vous passionne à présent et vous n’avez plus besoin de nous pour vous guider dans vos rallyes ; allez et faites de même : faites dans une école primaire, dans une école professionnelle ce que nous avons fait chez vous ; apprenez-leur le rallye ; nous vous avons appris à ramer ; apprenez-leur à ramer ; nous vous avons donné pour le jeu de ballon des règles plus intéressantes et plus complètes ; faites-leur part de ce nouveau règlement. Voilà le langage qu’il faudra tenir à nos écoliers dès qu’on aura aplani les petites difficultés matérielles qui peuvent entraver l’exécution de ce plan charitable. Et quand ils seront devenus grands nous trouverons parmi eux une pépinière de résidents pour le Toynbee Hall français. — Cette magnifique institution, dont j’ai parlé ailleurs[1] et pour laquelle je me sens pénétré d’admiration, qu’est-elle après tout si ce n’est la haute éducation physique, intellectuelle et morale reçue par la jeunesse universitaire et répandue ensuite par cette même jeunesse sur ceux qui travaillent ? que font les résidents si ce n’est enseigner la science aux ouvriers, leur prêcher d’exemple la morale et les associer à leurs plaisirs sportifs ? De même que j’ai

  1. Voir l’Éducation en Angleterre.