Page:Pierre de Coubertin - Universités transatlantiques, 1890.djvu/23

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II

Ce matin, nous avons ouvert la série des cocktails. Il y en a au whiskey ! Il y en a au gin ! Il y en a au vermout ! Puis ce sont des bols d’eau glacée, des huîtres arrachées à leur coquille et cuites comme de vulgaires légumes, ou frites comme des salsifis ; du raisin de Californie sentant le musc ; de l’oatmeal, sorte de bouillie d’avoine servant d’apéritif au premier déjeuner. Quand on est fait à ces ingrédients divers, que les bootblacks vous ont ciré vos chaussures au coin des rues et que les locomotives de l’Elevated vous ont promené dans New York, au premier étage des maisons, on se trouve suffisamment américanisé pour passer l’Hudson et entrer dans l’État de New Jersey.