Page:Pierre de Coubertin - Universités transatlantiques, 1890.djvu/25

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III

Des constructions, ça et là, sont ruinées ou abandonnées, mais ces ruines n’ont rien de pittoresque, elles sont faites de matériaux tout neufs. Un désordre complet dans l’arrangement des choses ; maisons de bois, édifices sans architecture, cultures irrégulières, enclos de pacotilles, jardins naissants ; et, au milieu de tout cela, des fils télégraphiques innombrables, des railways en tous sens et, dans les petits villages que l’on traverse, des foyers électriques qui jettent, le soir, des lueurs de clair de lune sur cette campagne si bizarre. On dirait tout un peuple arrivé la veille avec un chargement colossal de marchandises, et commençant à s’installer. La peinture fait partout défaut, le bois est mal équarri, tout semble provisoire ;