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autour de new york.

noter les imperfections, les fautes de détail, les manques de soin qui sont partout perceptibles. Nous allons d’édifice en édifice, frappant à toutes les portes. Ici, une collection minéralogique, là, l’ornithologie américaine, et, plus loin, un cabinet de physique bien outillé. Les professeurs, que nous dérangeons au milieu d’une préparation chimique ou d’un calcul pénible, se font un plaisir de nous montrer leur département. Le plus souvent, ce sont des hommes jeunes, dont les moustaches ne sont guère plus épaisses que celles de leurs auditeurs.

Le long d’un vieux bâtiment qui fut le point de départ de l’Université, chaque « promotion », en partant, a planté un pied de lierre et scellé dans le mur une plaque de marbre avec la date qui la distinguera dans les annales de Princeton. Déjà les lierres entrelacés couvrent la façade ; distincts au niveau du sol, ils ne forment plus là-haut qu’une masse unie d’ombre et de verdure.

Visite à la chapelle (presbytérienne) : un magnifique temple de granit et de marbre avec des détails d’architecture d’une grande origina-