Page:Pierre de Coubertin - Universités transatlantiques, 1890.djvu/70

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XIV

Sur le pier, nous attendons le bateau d’Albany qui fait escale à West Point. Sa masse blanche apparaît dans les brumes ondoyantes qui roulent sur l’Hudson, et le mouvement de son lourd balancier se dessine sur le ciel. C’est une maison flottante, à plusieurs étages. Des drapeaux français, hollandais, anglais, espagnols s’agitent sur la terrasse qui forme le toit, tandis qu’à l’intérieur un orchestre fait entendre le Chant du Départ. Les nègres vont et viennent dans la vaste salle à manger ; des marchands de photographies et de mauvais romans apportent leurs marchandises presque sous le nez des voyageurs qui, confortablement étalés dans les rocking chairs, regardent passer les rives majestueuses du fleuve.