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Chapitre XLIX- Historien et sophistes du troisième siècle.

Dion Cassius

La littérature grecque du troisième siècle est presque tout entière dans les noms de Plotin, de Longin, de Porphyre, d’Iamblique. Ce n’est pas que nous ne possédions des ouvrages considérables, composés par d’autres auteurs appartenant à cette période ; mais ces ouvrages, précieux à certains égards, n’ont rien, ou presque rien, qui les recommande à nos yeux. Dion Cassius est un historien du troisième ou du quatrième ordre. Son Histoire romaine, que nous avons en partie, sert à remplir plusieurs lacunes dans les annales du peuple romain ; mais le style en est inégal et déclamatoire, et Dion n’a ni un jugement parfaitement sain, ni une critique suffisamment éclairée.

Quelques-uns exaltent cet historien, et surfont singulièrement sa valeur. D’autres le considèrent comme une autorité absolument nulle. Il faut distinguer. Il y a en Dion deux hommes. Son témoignage est considérable, là où il a vu ; les inscriptions et les médailles ont souvent confirmé ses dires. Mais Dion se trompe sans cesse quand il s’agit de faits un peu anciens, et n’est qu’un garant des plus suspects. Avant de se fier à lui, c’est un devoir d’examiner avec soin ses assertions et de vérifier ses sources : « Par exemple, dit M. Egger, en ce qui concerne l’histoire de J. César et des guerres faites en Gaule, où Dion n’était pas allé, je ne vois pas qu’un narrateur éloigné de deux siècles des événements qu’il raconte, et qui n’en a pas vu le théâtre, puisse être par lui-même un garant digne de confiance. »


Hérodien