Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/129

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Mais s’il est beau d’y aller, c’est aussi une bonne chose, comme nous l’avons reconnu tout-à-l’heure ; car nous sommes convenus que toute belle action est bonne.

Tu dis vrai, et je suis toujours dans ce sentiment.

Tu fais bien. [360a] Mais qui sont ceux qui refusent d’aller à la guerre, lorsqu’il est bon et beau d’y aller ?

Les lâches, répondit-il.

Si c’est une chose belle et bonne, elle est donc aussi agréable ?

Cela a été accordé.

Lorsque les lâches refusent d’aller à ce qui est plus beau, meilleur et plus agréable, le connaissent-ils pour tel ?

Si nous accordons ce point, répondit-il, nous détruirons tous nos aveux précédens.

Et le courageux ne va-t-il point à ce qui est plus beau, meilleur et plus agréable ?

Il en faut convenir.

En général, les [360b] courageux, lorsqu’ils craignent, n’ont donc point de craintes honteuses ; et il en faut dire autant de leurs confiances.

Cela est vrai, dit-il.

Si elles ne sont point honteuses, ne sont-elles pas belles ?

Il l’avoua.