Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/31

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vrait devant lui, se rangeait de chaque côté, dans le plus bel ordre, et se remettait toujours derrière lui avec respect.

Ensuite j'aperçus, pour me servir de l'expression d'Homère[1], Hippias d'Élide, qui était assis de l'autre côté de l'avant-portique, sur un siège élevé, et autour de lui, sur les marches, je remarquai Éryximaque, fils d'Acuménos, Phèdre de Myrrhinuse[2], Andron, fils d'Androtion[3], et quelques étrangers, compatriotes d'Hippias, mêlés avec d'autres. Ils paraissaient faire quelques questions de physique et d'astronomie à Hippias, et lui, assis sur son trône, répondait à toutes leurs difficultés.

Je vis encore Tantale[4], c'est-à-dire Prodicus de Céos, qui était aussi arrivé à Athènes. Il était dans une petite chambre qui sert ordinairement de serre à Hipponicus, et que Callias, à cause de la quantité de monde qui était arrivé chez lui, avait donnée à ces étrangers, après l'avoir dé-

  1. Ensuite j'aperçus, vers 601, livre XI de l'Odyssée, lorsque Ulysse descendu dans les enfers aperçoit les ombres des morts. Par là, dit Dacier, Socrate fait entendre que ces sophistes n'étaient pas des hommes, mais des ombres.
  2. Myrrhinuse, bourg de l'Attique. Sur Éryximaque et Phèdre, voyez le Phèdre et le Banquet.
  3. Voyez le Gorgias.
  4. HOM., Odyss., liv. XI, v. 582.