Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/431

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l’indigence et à beaucoup d’autres maux semblables ? Et si elles n’étaient sujettes à aucune suite fâcheuse, et qu’elles ne vous procurassent que du plaisir, les regarderiez-vous encore comme des maux, lorsqu’elles ne vous donneraient que du plaisir de toute manière et en toute occasion ?

Χαίρειν δὲ μόνον ποιεῖ, ὅμως δ’ ἂν κακὰ ἦν, ὅτι μαθόντα χαίρειν ποιεῖ καὶ ὁπῃοῦν; BEKKER, p. 282.

De main en main le texte s’est éclairci, et il n’y a plus de difficulté dans cette phrase si controversée. Voyez la note de Schleiermacher, p. 417— 418, t. I ; et celle de Heindorf, p. 619 — 620. Cependant, nous avions cru pouvoir encore changer ὅ τι μαθόντα en ὅ τι παθόντα : lorsque, quelles que fussent vos impressions, dans quelques circonstances que vous fussiez, elles ne vous donneraient que du plaisir. Mais en y réfléchissant mieux, nous maintenons ὅ τι μάθόντα, quelle que soit la cause du plaisir quelles vous donnent, comme on dit, τί μαθὼν, et nous modifions ainsi toute la phrase : « Ou si elles ne sont sujettes à aucune suite fâcheuse et ne procurent que du plaisir, seraient-elles néanmoins mauvaises, quelle que soit la cause et le mode du plaisir qu’elles vous donnent ? »