Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/444

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


prête l’espace matériel occupé par παρ’ αὐτῷ, Ἀμέλει, et le point qui les sépare. Si elle était admise, elle éclaircirait tout le passage et la filiation que, plus tard, Olympiodore lui-même établit, lorsqu’il dit : οὗτος δὲ ὁ Παρμενίδης διδάσκαλος ἐγένετο Ἐμπεδοκλέους τοῦ διδασκάλου Γοργίου. Les deux manuscrits portent il est vrai παρ’ αὐτῷ, ἀμέλει ; Routh a lu ainsi; et Findeisen, qui, en réimprimant ce morceau d’Olympiodore, publié pour la première fois par Routh, n’ajoute à la première édition que des fautes graves, se garde bien de proposer ici aucune conjecture. Nous nous hasardons à proposer la nôtre, plutôt que de nous résigner à tous les inconvénients de la leçon des manuscrits.

Après cette introduction, vient un commentaire régulier, divisé en articles plus ou moins longs, appelés πράξεις. Il y en a 5o, qui forment en tout, dans le manuscrit 1822, 82 feuilles. Le morceau suivant est extrait des πράξεις 29 et 30.

Socrate oppose à Calliclès six arguments : trois probables (ἐκ τῶν ἐνδοξῶν), et trois plus réels et plus démonstratifs (ἐκ τῶν πραγματειωδεστέρων).

Le premier argument probable est pris dans l’opinion de la plupart des hommes ; le second, chez les poètes ; le troisième, chez les pythagoriciens.

Premier argument probable : La plupart des hommes