Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/516

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tes se trouvent aujourd'hui réunis ; il ne peut donc manquer de venir auprès de toi. Ctésippe le connaît beaucoup par son cousin Ménexène, lequel est ami de Lysis plus que tout autre de ses camarades. Ctésippe pourrait donc l'appeler, s'il ne vient pas de lui-même. — Je le veux bien, lui dis-je ; et emmenant alors [206e] Ctésippe, je m'avançai vers la palestre ; les autres jeunes gens nous suivirent.

En entrant, nous trouvâmes les cérémonies à peine terminées et les jeunes garçons qui s'amusaient déjà à jouer aux osselets, tous parés pour la fête de ce jour. La plupart étaient à se divertir dans la cour ; quelques autres, dans un coin du lieu où on se déshabille pour les exercices, jouaient à pair et impair avec une quantité d'osselets qu'ils tiraient de petites corbeilles. Autour de ceux-ci en étaient d'autres occupés à les regarder : Lysis était de ce nombre, et se tenait là parmi [207a] les jeunes garçons et les jeunes gens, ayant encore sa couronne sur la tête[1], et remarquable entre tous non-seulement par sa beauté, mais par son air noble et décent. Pour nous, nous allâmes nous placer du côté opposé, qui était plus tranquille, et nous mîmes à débattre

  1. La couronne dont on se parait pour le sacrifice.