Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/584

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pour le mieux policé de tous les peuples. Mais, au nom des dieux, Hippias, en quelle occasion t'applaudissent-ils et t'écoutent-ils avec plaisir ? C'est apparemment quand tu leur parles du cours des astres et des révolutions célestes, [285c] toutes choses que tu connais mieux que personne[1]?

HIPPIAS.

Point du tout : ils ne peuvent supporter ces sciences.

SOCRATE.

C'est donc sur la géométrie qu'ils aiment à t'entendre discourir ?

HIPPIAS.

Nullement : la plupart d'entre eux ne savent pas même compter, pour ainsi dire.

SOCRATE.

Par conséquent, ils s'en faut bien qu'ils t'écoutent volontiers, quand tu expliques l'art du calcul.

HIPPIAS.

Oui, certes, il s'en faut bien.

SOCRATE.

C'est sans doute sur les choses qu'aucun homme n'a distinguées [285d] avec plus de précision que toi,

  1. Voyez le Protagoras, t. III, et le second Hippias.