Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/585

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la valeur des lettres et des syllabes[1], des harmonies et des mesures ?

HIPPIAS.

De quelles harmonies, mon cher, et de quelles lettres parles-tu ?

SOCRATE.

Sur quoi donc se plaisent-ils à t'entendre et t'applaudissent-ils ? Dis-le-moi toi-même, puisque je ne saurais le deviner.

HIPPIAS.

Lorsque je leur parle, Socrate, de la généalogie des héros et des grands hommes, de l'origine des villes, et de la manière dont elles ont été fondées dans les premiers temps, et en général de toute l'histoire ancienne, c'est alors qu'ils m'écoutent [285e] avec le plus grand plaisir ; de façon que, pour les satisfaire, j'ai été obligé d'étudier et d'apprendre avec soin tout cela.

SOCRATE.

En vérité, Hippias, tu es heureux que les Lacédémoniens ne prennent pas plaisir à entendre nommer de suite tous nos archontes depuis Solon ; sans quoi tu aurais pris bien de la peine à te mettre tous ces noms dans la tête.

  1. Voyez le second Hippias.