Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/588

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le premier de vous autres sages que je rencontrerais, je me ferais instruire, et qu’après m’être bien exercé, j’irais retrouver mon homme et lui présenter de nouveau le combat. Ainsi tu viens, comme je disais, fort à propos. Enseigne-moi à fond, je te prie, ce que c’est [286e] que le beau, et tâche de me répondre avec la plus grande précision, de peur que cet homme ne me confonde de nouveau, et que je lui apprête à rire pour la seconde fois. Car sans doute tu sais tout cela parfaitement ; et, parmi tant de connaissances que tu possèdes, celle-ci est apparemment une des moindres ?

HIPPIAS.

Oui, Socrate, une des moindres ; ce n’est rien en vérité.

SOCRATE.

Tant mieux, je l’apprendrai facilement, et personne désormais ne se moquera de moi.

HIPPIAS.

Personne, j’en réponds. Ma profession, sans cela, n’aurait rien que de commun [287a] et de méprisable.

SOCRATE.

Par Junon, tu m’annonces une bonne nouvelle, Hippias, s’il est vrai que nous puissions venir à bout de cet homme. Mais ne te gêne-