Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/602

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HIPPIAS.

Hé bien, réponds-lui, si tu le veux, que c’est celle de figuier.

SOCRATE.

Dis maintenant ce que tu voulais dire tout-à-l’heure. Car pour ta précédente définition, que le beau est la même chose que l’or, il est aisé de la réfuter et de prouver que l’or n’est pas plus beau qu’un morceau de bois de figuier. Voyons donc ta nouvelle définition du beau.

[291d] HIPPIAS.

Tu vas l’entendre. Il me paraît que tu cherches une beauté telle que jamais et en aucun lieu elle ne paraisse laide à personne.

SOCRATE.

C’est cela même, Hippias : tu conçois fort bien ma pensée.

HIPPIAS.

Écoute donc ; car si on a un seul mot à répliquer à ceci, dis hardiment que je n’y entends rien.

SOCRATE.

Dis au plus vite, au nom des dieux.

HIPPIAS.

Je dis donc qu’en tout temps, en tous lieux, et pour tout homme, c’est une très belle chose d’avoir des richesses, de la santé, de la consi-