Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/603

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dération parmi les Grecs, de parvenir à la vieillesse, et, après avoir rendu honorablement les derniers devoirs aux auteurs de ses jours, d’être conduit au tombeau [291e] par ses descendans avec le même appareil et la même magnificence.

SOCRATE.

Oh, oh, Hippias ! que cette réponse est admirable ! qu’elle est grande et digne de toi ! Par Junon, j’admire avec quelle bonté tu fais ce que tu peux pour me secourir. Mais nous ne tenons pas notre homme ; au contraire, je t’assure qu’il rira à nos dépens plus que jamais.

HIPPIAS.

Oui, d’un rire impertinent, Socrate : car s’il n’a rien à opposer à cela, et qu’il rie, c’est de lui-même qu’il rira, [292a] et il se fera moquer de tous les assistans.

SOCRATE.

Peut-être la chose sera-t-elle comme tu dis ; peut-être aussi, autant que je puis conjecturer, ne se bornera-t-il pas sur cette réponse à me rire au nez.

HIPPIAS.

Que fera-t-il donc ?

SOCRATE.

S’il a un bâton à la main, à moins que je ne m’enfuie au plus vite, il le lèvera sur moi pour me frapper d’importance.