Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/67

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Il en est convenu.

Voyons à présent, ai-je dit. Y a-t-il quelque chose qu’on appelle beau ?

Il l’a reconnu.

Ce beau a-t-il quelque autre contraire que le laid ?

Non.

Mais quoi ! y a-t-il quelque chose qu’on appelle bon ?

Oui.

Ce bon a-t-il quelque autre contraire que le mauvais ?

Non.

N’y a-t-il point aussi dans la voix un ton aigu ?

Sans doute.

Ce ton aigu a-t-il un autre contraire que le ton grave ?

Non.

Chaque contraire n’a donc qu’un seul contraire, et non plusieurs.

Il l’a avoué.

[332d] Reprenons un peu tous ces aveux. Nous sommes convenus que chaque chose n’a qu’un contraire, et non plusieurs.

Il est vrai.

Que ce qui se fait d’une manière contraire est fait par des contraires.

Il l’a reconnu.