Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/675

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Cependant un grand nombre de villes grecques étaient encore au pouvoir des barbares ; on annonçait même que le grand roi projetait une nouvelle expédition contre les Grecs ; il est donc juste de rappeler aussi la mémoire de ceux qui achevèrent ce que les premiers avaient commencé, et accomplirent notre délivrance, en purgeant les mers des barbares. Ce furent ceux qui combattirent sur mer à Eurymédon, [241e] descendirent en Chypre, passèrent en Égypte, et portèrent leurs armes en beaucoup d’autres lieux. Souvenons-nous avec reconnaissance qu’ils réduisirent le grand roi à craindre pour lui-même, et à ne songer qu’à sa propre sûreté, loin de méditer encore la perte de la Grèce.

Cette guerre fut soutenue par Athènes avec toutes ses forces, et pour [242a] elle-même et pour tous ceux qui parlaient la même langue qu’elle ; mais lorsque, après la paix, Athènes fut grande et respectée, elle éprouva le sort de tout ce qui prospère : d’abord elle fit envie ; bientôt l’envie enfanta la haine, et Athènes se vit entraînée, malgré elle, à tourner ses armes contre les Grecs. La guerre commencée, on combattit à Tanagra contre les Lacédémoniens pour la liberté des Béotiens. [242b] Cette première action ayant été sans résultat, une seconde fut déci-