Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/697

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comme la religion de son temps était mêlée, et nécessairement, de beaucoup de superstitions, il attaqua ces superstitions, même de manière à compromettre, auprès des faibles, le fond de la religion, ce qui souleva contre lui le pouvoir sacerdotal. Frappé de l'influence corruptrice des démagogues, qui, en faisant leur cour au peuple et en flattant ses passions, poussaient la démocratie athénienne à l'anarchie, il se moqua des orateurs populaires, au point de se donner une apparence aristocratique et d'exciter le soupçon qu'il appartenait plus ou moins au parti lacédémonien. Enfin lui qui voulait se rendre compte de toutes choses et. qui ne croyait savoir que ce qu'il savait méthodiquement, il ne pouvait guère admirer des gens dont tout le talent était une certaine puissance d'inspiration momentanée, un enthousiasme incompatible avec la ré-