Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/733

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ION.

Non vraiment.

SOCRATE.

Ni par l'art du charpentier, des choses dont nous jugerons par la médecine.

ION.

[537d] Nullement.

SOCRATE.

N'en est-il pas ainsi de tous les autres arts ? ce dont on juge par l'un, on n'en jugera pas par l'autre. Mais avant de répondre à ceci, dis-moi, ne reconnais-tu pas que les arts diffèrent les uns des autres ?

ION.

Oui.

SOCRATE.

Autant que je puis conjecturer, je dis qu'un art est différent d'un autre, parce que celui-ci est la science d'un objet, et celui-là d'un autre objet. Penses-tu de même ?

ION.

Oui.

SOCRATE.

Car si c'était la science des mêmes objets, quelle raison aurions-nous de mettre de la différence entre un art et un autre, puisque tous les deux aboutiraient à la connaissance