Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/782

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comme tu le pensais il n’y a qu’un moment.

HIPPIAS.

Il est vrai que par rapport au calcul il ne paraît pas que ce soient deux hommes.

SOCRATE.

Veux-tu que nous examinions la chose relativement à un autre objet ?

HIPPIAS.

Si tu le juges à propos, à la bonne heure.

SOCRATE.

N’es-tu point versé aussi dans la géométrie ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Hé bien, n’en est-il pas de même pour la géométrie ? Le même homme, c’est-à-dire le géomètre, n’est-il point très capable de mentir et de dire la vérité sur les figures ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Est-il quelque autre [367e] que lui qui soit bon en cette science ?

HIPPIAS.

Nul autre.

SOCRATE.

Le bon et l’habile géomètre est donc très ca-