Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/784

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HIPPIAS.

C’est ce qu’il me semble.

SOCRATE.

Le même homme sera donc véridique et menteur en fait d’astronomie.

HIPPIAS.

Probablement.

SOCRATE.

Courage, Hippias. Jette un coup d’œil général [368b] sur toutes les sciences, pour voir s’il en est une où la chose soit autrement que je viens de dire. Tu es sans comparaison le plus instruit de tous les hommes dans la plupart des arts, comme je t’ai entendu une fois t’en vanter, lorsque tu faisais au milieu de la place publique, dans les comptoirs des banquiers, le dénombrement de tes connaissances tout-à-fait dignes d’envie. Tu disais qu’un jour tu vins à Olympie, n’ayant rien sur toute ta personne que tu n’eusses travaillé toi-même ; et d’abord que l’anneau que tu portais (car tu commenças par là) était [368c] ton ouvrage, et que tu savais graver des anneaux ; qu’un autre cachet que tu avais, aussi bien qu’un frottoir pour le bain, et un vase pour mettre de l’huile, étaient de ta façon. Tu ajoutas que tu avais fait toi-même la chaussure que tu avais aux pieds, et tissu ton habit et ta tunique. Mais ce qui parut plus mer-