Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/785

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veilleux à tous les assistans, et une preuve de la plus grande habileté, ce fut lorsque tu dis que la ceinture de ta tunique était travaillée dans le goût des plus riches ceintures de Perse, et que tu l’avais tissue toi-même. En outre, tu racontais que tu avais apporté avec toi des poèmes, vers héroïques, tragédies, [368d] dithyrambes, et je ne sais combien d’écrits en prose sur toutes sortes de sujets ; et que de tous ceux qui se trouvaient à Olympie, tu étais à tous égards le plus habile dans les arts dont je viens de parler, et encore dans la science de la mesure, de l’harmonie, et de la grammaire, sans compter beaucoup d’autres connaissances, autant que je puis me rappeler. Cependant j’ai pensé oublier ta mémoire artificielle, la chose du monde qui te fait le plus d’honneur, à ce que tu crois ; et je pense [368e] avoir encore omis bien d’autres choses. Quoi qu’il en soit, pour en revenir à ce que je disais, jette les yeux sur les arts que tu possèdes (ils sont en assez grand nombre), et sur les autres ; ensuite dis-moi si tu en trouves un seul où, suivant ce dont nous sommes convenus toi et moi, le véridique et le menteur soient deux hommes différens, et non le même homme. Examine cela en tel genre qu’il te plaira d’instruction, de savoir-faire, [369a] comme tu voudras l’appeler, tu n’en trouveras pas un, mon cher