Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/786

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ami ; et, en effet, il n'y en a point. Sinon, nomme-le.

HIPPIAS.

Je ne saurais en trouver, Socrate, dans le moment.

SOCRATE.

Tu ne le pourras pas davantage dans la suite, autant que je puis croire. Mais si ce que je dis est vrai, te rappelles-tu ce qui résulte de ce discours, Hippias ?

HIPPIAS.

Je ne vois pas trop, Socrate, où tu en veux venir.

SOCRATE.

C'est probablement parce que tu ne fais point usage en ce moment de ta mémoire artificielle, et tu ne crois pas sans doute devoir t'en servir ici. Je vais donc te remettre sur la voie. Te souviens-tu d'avoir dit qu'Achille était vrai, et Ulysse [369b] menteur et rusé ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Vois-tu maintenant que le vrai et le menteur nous ont paru avec évidence être le même homme ? D'où il suit que si Ulysse est menteur, il est en même temps vrai, et que si Achille est vrai, il est aussi menteur ; qu'ainsi ce ne sont