Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/795

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un de ces accès périodiques ; et il me paraît que ceux qui pèchent en quoi que ce soit volontairement sont meilleurs que ceux qui pèchent sans le vouloir. Je soupçonne que ma manière actuelle de penser vient des discours précédens, et que ce sont eux qui me font paraître en ce moment ceux qui agissent de la sorte sans le vouloir plus mauvais que ceux qui agissent volontairement. Fais moi, je te prie, la grâce de ne point refuser de guérir mon âme. Tu me rendras [373a] un plus grand service en la délivrant de l’ignorance, que si tu délivrais mon corps d’une maladie. Si tu vas entamer un long discours, je te déclare d’avance que tu ne me guériras point, parce que je ne pourrai pas te suivre. Mais si tu veux me répondre comme tu l’as fait jusqu’ici, tu me feras beaucoup de bien, et il ne t’en arrivera, je pense, aucun mal. J’ai droit de t’appeler ici à mon secours, fils d’Apémante, puisque c’est toi qui m’as engagé dans cette conversation avec Hippias ; si donc Hippias refuse de me répondre, fais-moi le plaisir de l’en prier pour moi.

EUDICUS.

Je ne pense pas, Socrate, qu’Hippias [373b] attende que je l’en prie : ce n’est point là du tout ce qu’il a promis au commencement ; au contraire, il a déclaré qu’il n’évitait les interrogations de per-