Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/796

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


sonne. N’est-il pas vrai, Hippias, que tu as dit cela ?

HIPPIAS.

Il est vrai, Eudicus. Mais Socrate brouille tout dans la dispute, et il a l’air de ne chercher qu’à embarrasser.

SOCRATE.

Mon cher Hippias, si je le fais, ce n’est pas à dessein, car alors je serais, selon toi, instruit et habile ; mais sans le vouloir. Excuse-moi donc, toi qui dis qu’il faut user d’indulgence à l’égard de ceux qui font mal involontairement.

[373c] EUDICUS.

Je te conjure, Hippias, de ne pas prendre d’autre parti. Réponds aux questions de Socrate par complaisance pour nous, et pour remplir la parole que tu as donnée d’abord.

HIPPIAS.

Je répondrai, puisque tu m’en pries. Interroge-moi donc sur ce qui te plaira.

SOCRATE.

Je désire fort, Hippias, d’examiner ce qu’on vient de dire, savoir quel est le meilleur de celui qui pèche de propos délibéré, ou de celui qui pèche sans dessein : et je pense que la vraie manière de procéder en cet examen, est celle-ci. Réponds-moi. N’appelles-tu pas un tel homme bon coureur ?