Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/797

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[373d] HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Et tel autre, mauvais ?

HIPPIAS.

Sans doute.

SOCRATE.

Le bon coureur n'est-ce pas celui qui court bien, et le mauvais celui qui court mal ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Et celui-là ne court-il pas mal, qui court lentement ; et bien, qui court vite ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Ainsi, par rapport à la course et à l'action de courir, la vitesse est un bien, et la lenteur un mal ?

HIPPIAS.

Sans contredit.

SOCRATE.

De deux hommes qui courent lentement, l'un exprès, l'autre malgré lui, quel est le meilleur coureur ?

HIPPIAS.

Celui qui court lentement exprès.