Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/840

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


que par cet endroit : car il me souvient que quand vous vîntes ici la première fois, vous ne faisiez profession que de cette science. Mais si vous possédez encore celle d’apprendre la vertu aux hommes, soyez-moi propices, je vous salue comme des dieux et vous demande pardon [274a] d’avoir parlé de vous comme je l’ai fait. Mais voyez bien, Euthydème et toi Dionysodore, si ce que vous dites est vrai, et ne trouvez pas étrange que la grandeur de vos promesses me rende un peu incrédule. — Sois bien sûr, Socrate, reprirent-ils, que nous n’avons rien dit qui ne soit vrai. — En ce cas, je vous tiens plus heureux que le grand roi avec sa puissance ; mais dites-moi, avez-vous dessein d’enseigner cette science, ou quelle est votre intention ? — Nous ne sommes venus ici [274b] que pour l’enseigner à ceux qui voudront l’apprendre. — Je vous réponds que tous ceux qui l’ignorent voudront la connaître, moi d’abord, et Clinias, et Ctésippe, et enfin tous ceux que vous voyez ici. Et je leur montrais les amans de Clinias, qui déjà nous avaient entourés ; car il faut te dire que Ctésippe s’était d’abord assis fort au-dessous de Clinias ; mais comme Euthydème se penchait en me parlant, [274c] il cachait, je crois, à Ctésippe Clinias qui était entre nous deux, et le privait de cette agréable vue, ce qui obli-