Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/849

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ils ont trouvé à propos, à ce qu’il paraît, de commencer avec toi par une plaisanterie. A la bonne heure, Euthydème et Dionysodore, [278d] vous avez plaisanté jusqu’ici, mais peut-être cela suffit-il. Venez maintenant au fait, et disposez ce jeune homme à l’amour de la vertu et de la sagesse. Auparavant je vous exposerai ma manière de voir à cet égard, et les choses que je désire entendre. Mais ne vous moquez pas de moi si je vous parais ignorant et ridicule ; c’est le désir que j’ai de profiter de votre sagesse qui me donne le courage d’improviser devant vous. [278e] Encore une fois, vous et vos disciples, ayez la patience de m’écouter sans rire, et toi, fils d’Axiochus, réponds-moi :

Tous les hommes souhaitent-ils d’être heureux ? Mais déjà cette demande n’est-elle pas une de ces questions ridicules, dont tout-à-l’heure je craignais l’effet ? N’est-il pas bien absurde de faire une pareille demande ? car qui ne souhaite de vivre heureux ? — Il n’y a personne qui ne le souhaite, [279a] me répondit Clinias. — Eh bien, lui dis-je, puisque chacun veut être heureux, comment pourrait-il le devenir ? Ne sera-ce pas s’il possède beaucoup de biens ? ou cette question n’est-elle pas encore plus ridicule que la première ? car cela est évident. — Il en tomba d’ac-