Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/873

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nent leur proie à ceux qui les nourrissent. Si donc, pour nous rendre heureux, il nous faut un art qui sache user de ce qu’il a fait, ou pris à la chasse, cherchons-en un autre que l’art militaire.

[290e] CRITON.

Que dis-tu, Socrate ! serait-il possible que ce jeune garçon eût ainsi parlé ?

SOCRATE.

Tu en doutes ?

CRITON.

Oui, par Jupiter ! car s’il a parlé de la sorte, il n’aura plus besoin ni d’Euthydème, ni de tel autre homme que ce soit pour maître.

SOCRATE.

Par Jupiter ! est-ce Ctésippe qui a parlé de la sorte, et l’aurais-je oublié ?

[291a] CRITON.

Eh quoi ! Ctésippe ?

SOCRATE.

Au moins suis-je certain que ce ne fut ni Euthydème ni Dionysodore. Ou n’y avait-il pas là quelque esprit supérieur, mon cher Criton, qui prononçât ses paroles ? pour les avoir entendues, j’en suis certain.

CRITON.

Oui, par Jupiter ! Socrate, il me paraît que