Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/874

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ce devait être un esprit supérieur. Mais après, avez-vous cherché encore une autre science et trouvé enfin celle que vous cherchiez ?

[291b] SOCRATE.

Comment, trouvé, mon ami ? Nous ne prêtions pas moins à rire que les enfans qui courent après les alouettes. Quand nous pensions en tenir une, elle nous échappait. Je ne te répéterai pas toutes celles que nous avons examinées ; mais, arrivés à l'art de régner, et considérant s'il était capable de rendre les hommes heureux, nous nous vîmes tombés dans un labyrinthe où, croyant être à la fin, nous étions obligés de retourner sur nos pas, [291c] et nous nous retrouvions, comme au commencement de nos recherches, aussi dépourvus que nous l'étions d'abord.

CRITON.

Comment cela, Socrate ?

SOCRATE.

Je vais te le dire. La politique et la science de régner nous parurent la même chose.

CRITON.

Eh bien ?

SOCRATE.

Voyant que l'art militaire et tous les autres se mettent au service de la politique, comme de