Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/876

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SOCRATE.

Et ton art, l’agriculture, dans son domaine, quel ouvrage [292a] fait-elle ? Ne me répondrais-tu pas qu’elle tire de la terre notre nourriture ?

CRITON.

Oui.

SOCRATE.

Et la science de régner, dans son domaine aussi, que produit-elle ? peut-être es-tu un peu embarrassé ?

CRITON.

J’en conviens, Socrate.

SOCRATE.

Et nous aussi, Criton. Mais tu sais du moins que si c’est la science que nous cherchons, elle doit être utile.

CRITON.

Sans doute.

SOCRATE.

C’est-à-dire qu’il faut qu’elle nous apporte du bien.

CRITON.

Cela est nécessaire, Socrate.

[292b] SOCRATE.

Or, nous étions tombés d’accord, Clinias et moi, que le bien n’était autre chose qu’une science.