Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/877

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CRITON.

C'est ce que tu m'as dit.

SOCRATE.

Et nous avions trouvé que toutes ces choses qu'on pourrait regarder comme l'ouvrage de la politique, telles que la richesse, la liberté, la paix des citoyens, n'étaient ni bonnes ni mauvaises ; mais que la politique devait nous instruire et nous rendre sages, pour être cette science que nous cherchons et qui doit nous [292c] être utile et nous rendre heureux.

CRITON.

En effet : du moins tu m'as raconté tout à l'heure que vous en étiez convenus.

SOCRATE.

Mais la science de régner rend-elle les hommes sages et bons ?

CRITON.

Qui l'empêcherait, Socrate ?

SOCRATE.

Mais les rend-elle tous bons et en toutes choses ? leur apprend-elle toute science, celle du corroyeur, du charpentier, et les autres ?

CRITON.

Je ne crois pas, Socrate.

[292d] SOCRATE.

Mais quelle science nous apporte-t-elle enfin,