Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/888

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


je crois, tout récemment, qui attaquant Hercule par la gauche, et le poussant vivement, le força d'appeler à son secours son neveu Iolas ; et celui-ci lui arriva [297d] bien à propos. Mais si Patrocle, mon lolas, arrivait, les choses n'en iraient que plus mal[1]. — Réponds-moi, dit Dionysodore, puisque c'est toi qui mets le discours là-dessus : lolas était-il plutôt neveu d'Hercule que le tien ? — Je vois bien, Dionysodore, que le meilleur parti est de te répondre, autrement tu ne mettrais jamais fin à tes interrogations, quoique je sache bien que c'est par jalousie que tu veux m'empêcher d'apprendre d'Euthydème le secret qu'il allait me dire. — Réponds donc, me dit-il. — Oui, je réponds qu'Iolas était neveu d'Hercule, [297e] et qu'il n'est pas du tout le mien, à ce qu'il me semble, car mon frère Patrocle n'était pas son père. C'était, il est vrai, un nom à-peu-près semblable, Iphiclès[2], frère d'Hercule. — Patrocle est

  1. Sur le combat d'Hercule et d'Iolas, contre l'hydre et le Cancer, Voyez Palephate, De Incred.; et Apollodore, II. 5. 2. —Patrocle est un frère peu connu de Socrate. Il n'en est pas question ailleurs dans l'antiquité, à moins qu'avec Hemsterhuis on ne veuille le voir dans le sculpteur cité dans le Songe de Lucien, t I, p. 198.
  2. En grec Patroclès et Iphiclès. Cette allusion à la ressemblance de désinence est intraduisible en français.