Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/936

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peut se faire une idée de la sotte malignité d’Athénée, qui feint de croire que ἐκεῖθεν se rapporte à Chios, pour accuser Platon de calomnier ces pauvres sophistes, en insinuant qu’ils avaient été chassés de leur patrie. Toutes les critiques d’Athénée sont à-peu-près de cette force. L’expulsion d’Euthydème et de Dionysodore de Thurium se rattache-t-elle à celle du parti athénien, qui eut lieu dans l’olympiade 91, 4, ou 92, 1, et qui amena Lysias à Athènes (voyez Taylor, Vie de Lysias) ? Schleiermacher n’en doute pas, et répugne à l’idée qu’il eût été pris une mesure particulière contre deux sophistes aussi inoffensifs. Heindorf, sans repousser entièrement la conjecture de Schleiermacher, ne l’admet pas faute de preuves, pas plus que celle de Routh, qui rattache l’établissement de ces deux sophistes à Thurium à la colonisation dont firent partie Hérodote et Lysias (Plutarque, de l’Exil et Vie des dix rhéteurs), et qui changea l’ancien nom de Sybaris en celui de Thurium (DIODOR. DE SIC., XII, chap. 7 et 10).

PAGE 364. ― Quand le signe divin accoutumé me retint.

Τὸ εἰωθὸς σημεῖον τὸ δαιμόνιον. BΕKK., p. 396.

Schleiermacher remarque avec raison que Socrate a l’air de plaisanter un peu, et δαιμόνιον est bien pris ici