Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/942

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ἀλλὰ σύ, ἔφη, ἔλεγξον. ― ἦ καὶ ἔστι τοῦτο κατὰ τὸν σὸν λόγον, ἐξελέγξαι, μηδενὸς ψευδομένου ; ― οὐκ ἔστιν, ἔφη ὁ Εὐθύδημος. ― οὐδ’ ἄρα ἐκέλευεν, ἔφην ἐγώ, νῦν δὴ Διονυσόδωρος ἐξελέγξαι. BEKKE, p. 423.

Cette phrase a exercé tous les commentateurs ; mais leurs explications n’ont rien expliqué. Il faudrait trouver entre ἔλεγξον et ἐξελέγξαι un sens assez différent pour excuser un peu ces sophistes. Nous avouons que nous ne voyons là qu’une simple différence de mots dans laquelle les deux sophistes se retranchent. Tout ce qu’on peut faire est de supposer qu’à la rigueur ἐξελέγξαι étant autre qu’ἔλεγξον, et indiquant un peu plus une réfutation régulière, des sophistes peuvent prétendre que quand ils ont dit ἔλεγξον, ils n’ont point dit ἐξελέγξαι. Les jeux de mots ridicules qui précèdent autorisent bien à leur attribuer celui-là. On ne voit pas d’ailleurs comment ayant eu l’imprudence, dans un moment d’humeur, de défier Socrate, ils auraient pu se tirer autrement du défilé où ils s’étaient eux-mêmes engagés. Ils s’en tirent, selon leur coutume, par des équivoques verbales, et tout cela sert encore à mettre en lumière leur caractère.

PAGE. 398. ― Les géomètres, les astronomes, les arithméticiens, sont aussi des chasseurs, car