Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/247

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



L’ÉTRANGER.

Voilà pourquoi il nous faut avoir le courage de porter la main sur la maxime de notre père, ou, si nous en avons quelque scrupule, laisser là toute cette affaire.

THÉÉTÈTE.

Eh bien! nous passerons par-dessus les scrupules.

L’ÉTRANGER.

J’ai encore une petite grâce à te demander ; ce sera la troisième.

THÉÉTÈTE.

Parle.

L’ÉTRANGER.

Je disais, tout à l’heure, que dans tous les temps cette entreprise avait surpassé mes forces, et qu’aujourd’hui encore j’en étais incapable.

THÉÉTÈTE.

Oui, tu l’as dit.

L’ÉTRANGER.

Je crains donc, qu’après avoir dit cela, à me voir changer tout d’un coup de position, tu ne me prennes pour un extravagant Songe que c’est pour l’amour de toi que nous allons essayer de réfuter cette maxime, si toutefois nous pouvons y parvenir.

THÉÉTÈTE.

Pour moi, en vérité, tu ne me paraîtras aucu-