Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/689

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les cercles de l’âme, prenant de la tranquillité, suivent leur voie propre et se modèrent avec le temps, alors réglant leurs mouvements à l’imitation de celui des cercles qui embrasse toute la nature, ils ne se trompent plus sur le même et sur le divers, et rendent sage l’homme dans lequel ils se trouvent. Et si en outre on a reçu une bonne éducation, on devient un homme accompli [44c] et parfaitement sain, et on évite la plus grande des maladies ; tandis que celui qui a négligé son âme, traverse la vie d’un pas chancelant et retourne dans l’autre monde, sans avoir rien gagné dans celui-ci et chargé d’impureté. Mais nous reviendrons plus tard sur ce point ; il faut en ce moment traiter avec plus de soin le sujet qui nous occupe. Nous allons donc reprendre ce que nous disions tout à l’heure, la génération détaillée du corps avec celle de l’âme, pour quelle raison et par quelle divine Providence ils ont été faits, [44d] en nous attachant dans ces explications à ce qu’il y a de plus vraisemblable.

D’abord, à l’imitation de la forme ronde de l’univers, les dieux placèrent les deux cercles divins de l’âme dans ce corps sphérique que nous appelons maintenant la tête, et qui est en nous notre partie la plus divine et la maîtresse de toutes les autres. Ils lui soumirent le corps entier, dont ils firent son serviteur, sachant bien que le