Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/738

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que le son est une impression transmise par les oreilles au moyen de l’air, du cerveau et du sang, jusqu’à l’âme ; le mouvement produit par le son, et qui, partant de la tête, vient aboutir à la région du foie, est l’ouïe. Quand ce mouvement est rapide, le son est aigu, quand il est plus lent, le son est grave ; quand le mouvement est égal et uniforme, le son est doux ; il est rude dans le cas contraire ; [67c] fort, quand le mouvement est grand, et faible quand le mouvement est peu de chose. Nous serons obligés de parler plus tard de l’accord des sons entre eux.

Il nous reste encore un quatrième organe, qu’il faut étudier avec soin, parce qu’il comprend de nombreuses variétés, que nous avons appelées du nom général de couleurs, flamme qui s’échappe de tous les corps, et dont les parties s’unissent avec le feu de la vue, pour former la sensation. Nous avons précédemment expliqué comment la vision s’opère[1] ; [67d] il convient de traiter maintenant des couleurs, et de dire sur ce sujet ce qui nous paraîtra vraisemblable. Parmi les parties qui sortent des autres corps, et viennent frapper notre vue, les unes sont plus petites et les autres plus grandes que les parties de notre organe, d’autres enfin leur sont égales.

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