Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/761

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toute son étendue ; [78c] il fit de feu tout l’intérieur du filet, et d’air les bourses et leur enveloppe. Il prit ensuite tout cela et le plaça de la façon suivante dans le corps qu’il avait formé. Il fit passer une des bourses par la bouche ; et comme elle était double, il dirigea l’une de ses parties vers le poumon à travers les artères[1], et l’autre le long des artères vers le ventre[2]. Il divisa aussi l’autre bourse en deux parties, qu’il fit passer ensemble par les canaux du nez, afin que si la bourse qui aboutit à la bouche cessait de fonctionner, tous les vaisseaux qu’elle alimente [78d] fussent remplis par le moyen de l’autre. Il plaça le reste du filet[3] dans les parties creuses de notre corps ; il le disposa de telle sorte que tantôt c’est le filet qui se porte doucement vers les bourses, qui sont composées d’air, et tantôt ce sont les bourses qui refluent vers lui ; que le filet, dont l’enveloppe corporelle n’est pas dense, passe et repasse à travers cette enveloppe, et que les particules de feu qui sont attachées au dedans de nous suivent ce double mouvement de l’air[4], et que tout cela ne cesse

  1. Par la trachée-artère et les veines du poumon.
  2. Par l’œsophage.
  3. Le poumon.
  4. De l’air, c’est-à-dire du filet, qui est aussi composé d’air.