Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/893

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


de poursuivre et de terminer sa course, en introduisant le désordre dans le mouvement du divers, de sorte que les trois intervalles doubles, et les trois intervalles triples, avec les intervalles d’un plus un demi, d’un plus un tiers et d’un plus un huitième, qui leur servent de liens et de moyens termes, ne pouvant être complètement détruits sans l’intervention de celui qui les a formés, furent au moins détournés de leur course circulaire, et égarés dans tous les sens et dans tous les mouvements désordonnés, autant que cela était possible. »

Il est évident qu’il s’agit ici seulement du trouble et de l’harmonie des facultés de l’âme, et Stalbaum remarque avec raison que ce passage, dont le sens ne peut être douteux, malgré le voile arithmétique et musical qui le couvre encore, éclaire cet autre passage sur l’âme du monde et la vie universelle, où il est fait un si formidable emploi de la géométrie et de la musique. Comme nous l’avons dit, il ne s’agit là, comme ici, que de rapports et de proportions d’où résulte l’harmonie du tout. Même en français, dans le langage le plus ordinaire, la géométrie et la musique fournissent naturellement leur expression à cet ordre de pensées.


Page 145. — Quand donc la lumière du jour