Page:Plaute - Comédies, traduction Sommer, 1876, tome 1.djvu/315

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HALISCA. Ils étaient à la fille de ma maîtresse.

LAMPADION. Tu mens ; ils étaient à la fille de ma maîtresse à moi, et pas de la tienne.

PHANOSTRATE. N’interromps pas.

LAMPADION. Je me tais.

PHANOSTRATE. Continue, la belle. Où est celle à qui appartenaient ces jouets ?

HALISCA. Elle est tout près, ici.

PHANOSTRATE. Mais c’est la maison du gendre de mon mari.

LAMPADION. En effet.

PHANOSTRATE, à Lampadion. Encore ? (À Halisca.) Poursuis. Quel âge lui donne-t-on ?

HALISCA. Dix-sept ans.

PHANOSTRATE. C’est ma fille.

LAMPADION. Oui, c’est elle, l’âge est d’accord.

PHANOSTRATE. J’ai retrouvé ma fille tant cherchée.

HALISCA. Vous avez trouvé celle que vous cherchiez, et moi je cherche la mienne.

LAMPADION. Par Pollux ! elles ont chacune la leur, je vais en chercher une troisième.

HALISCA. Il est juste de garder le secret confié à notre honneur, afin que le bienfaiteur qui veut nous obliger n’ait pas à s’en repentir. Notre élève est certainement votre fille, et ma maîtresse vous la rendra, puisqu’elle est à vous : c’est même pour cela qu’elle est sortie. Sur tout le reste, interrogez-la elle-même, je vous en supplie, car moi je ne suis qu’une esclave.

PHANOSTRATE. Ta demande est juste.

HALISCA. J’aime mieux que vous en ayez obligation à elle-même. Seulement, de grâce, rendez-moi la cassette.

PHANOSTRATE. Qu’en dis-tu, Lampadion ?

LAMPADION. Gardez ce qui est à vous.

PHANOSTRATE. Mais cette pauvre fille me fait pitié.

LAMPADION. Voici donc mon avis. Donnez-lui la cassette, mais entrez avec elle.

PHANOSTRATE. Tu as raison. (À Halisca.) Tiens, la voici. Entrons : mais comment se nomme ta maîtresse ?

HALISCA. Milénis.

PHANOSTRATE. Va, va devant, je te suis.


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