Page:Plaute - Comédies, traduction Sommer, 1876, tome 1.djvu/320

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vrai, mais elle n’est pas nulle pour cela, et les traits de comique, tantôt fins, tantôt grossiers, ne sont pas plus rares dans cette comédie que dans les autres. Remarquons en passant que le parasite n’est pas ici un personnage purement épisodique, ne servant qu’à égayer la scène : c’est à juste titre que Charançon a donné son nom à la pièce ; c’est lui qui a été duper en Carie le militaire, et qui revient à Épidaure duper le marchand : il cumule donc le rôle de parasite et celui d’esclave fripon.

On a rapproché de la scène où le jeune amoureux chante à la porte de sa maîtresse, celle où le comte Almaviva vient donner une sérénade à Rosine ; ce rapprochement ne nous paraît nullement justifié. Pour un incident de ce genre, Beaumarchais n’avait nul besoin de s’adresser à Plaute : une sérénade sous un balcon est la scène obligée de toute pièce qui se passe en Espagne. Ce qui semble beaucoup plus vraisemblable, c’est que Molière, dans son Étourdi, s’est inspiré çà et là de Plaute, et peut-être lui a même emprunté en partie son intrigue :

Et l’achat fait, ma bague est la marque choisie,
Sur laquelle au premier il doit livrer Célie.
............
Dès que par Trufaldin ma bague sera vue,
Aussitôt en tes mains elle sera rendue.



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