Page:Plaute - Comédies, traduction Sommer, 1876, tome 1.djvu/356

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de troupe. Mais cette exposition, à côté de ses mérites, a un défaut qui serait grave surtout sur une scène moderne : c’est que l’un des deux interlocuteurs, après avoir servi à apprendre aux spectateurs ce qu’ils doivent savoir, ne reparaît plus.

D’autre part, on reproche à Plaute d’avoir choisi pour le héros de sa pièce le plus détestable valet, le plus fripon qu’il soit possible d’imaginer ; un drôle qui dupe une première fois son vieux maître, et au moment où la punition semble prête, invente un tour encore plus offensant que le premier. Or, au dénoûment, Épidique est affranchi ; affranchi ? ce n’est pas assez dire, on le prie, on le supplie de vouloir bien se laisser affranchir. Mais tous les autres personnages, parents, amoureux, sont dans la joie, et après une comédie si gaie, comment renvoyer les spectateurs avec une impression de tristesse? La morale le voudrait, mais l’art, au moins l’art romain, ne le veut pas.

Épidique a fourni plus d’un trait au Scapin de Molière.





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