Page:Poincaré - Au service de la France, neuf années de souvenirs, Tome 5, 1929.djvu/546

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et lui-même m’avaient adressée19. J’ai reçu du président Wilson la lettre suivante :

« 7 décembre 1914.

« Cher monsieur le Président,

« Je me sens honoré de m’adresser ainsi à vous comme à mon confrère dans les lettres, et je désire vous remercier très sincèrement pour l’aimable message que vous avez bien voulu me faire parvenir par l’entremise de M. Brieux.

« Sans doute, je comprends pleinement les circonstances qui ont rendu impossible votre visite aux États-Unis, mais je n’en veux pas moins vous exprimer mon sincère regret qu’il vous ait été impossible de réaliser ce projet, et je désire profiter de cette occasion, non seulement pour vous exprimer mon profond respect personnel et mon admiration, mais aussi pour vous assurer de la chaleureuse sympathie de tous les hommes de lettres et de tous les penseurs des États-Unis pour le distingué président de la France.

« Les relations entre nos deux peuples ont toujours été des relations d’amitié si cordiales et si spontanées que j’ai un plaisir tout particulier, comme représentant officiel du peuple des États-Unis, à vous adresser, comme au distingué représentant de la France, l’expression de mes sentiments les plus chaleureux pour les citoyens de la grande République française.

« Veuillez accepter, cher monsieur le Président et admiré collègue, l’assurance très vive de ma sincère considération.

« Woodrow WILSON. »



19. Voir l’Union sacrée, p. 8 et 9.